socialiste au 21e siècle

Pourquoi et comment être socialiste aujourd'hui ? L'avis d'un militant socialiste, engagé dans la minorité de gauche, et par ailleurs militant syndical.

20 janvier 2006

Ségolène, ses talons et.... moi ;o)

Ségolène Royal est fâchée avec les journalistes. Selon Le Parisien du vendredi 13 janvier, dans l'avion ramenant la présidente de la région Poitou-Charente en France après sa visite au Chili, Ségolène Royal a refusé de s'adresser aux journalistes, restant cloîtrée à sa place de première classe. Motif : l'évocation par les médias, et surtout les médias chiliens d'ailleurs, des chaussures qu'elle portait lors de sa visite d'un quartier pauvre du faubourg de Santiago du Chili. Elle portait en effet des talons aiguilles, ce qui a fait ricaner la presse locale. Or, en France, quasiment personne n'en a parlé, à l'exception d'Eric Fottorino, du Monde, qui a tout juste évoqué ses escarpins dans une de ses chroniques.
Non contente de bouder, elle a même envoyer durant le voyage l'une de ses conseillères qui a expliqué aux journalistes qu'elle était énervée, toujours selon Le Parisien. Enfin, en descendant de l'avion, elle a demandé, ironique, à un journaliste, s'il était "fétichiste". Les talons aiguilles sont en effet bien connus des fétichistes, en particulier des fétichistes du pied.

Ben alors, Ségolène, on fait des bétises et on assume pas ? Et puis, quel mal y a-t-il à être fétichiste ? Pour quelqu'une qui se pique de culture, madame Loyal devrait savoir que ces "perversions" ont une dimension avant tout culturelle. Ce qui nous éloigne, fort heureusement, de l'animalité dans laquelle les religions et autres "bien pensants" - un brin rétrogrades - voudraient nous cantonner.

Certes, ça cadre mal avec les "combats" moraux - ou moralisateurs ? - de la "Boutin de gauche"... Mais faut le dire, le fétichisme n'a rien à voir avec des combats légitimes comme la lutte contre la violence conjugale ou pour l'émancipation de la femme.

In fine, c'est clair que ce que je préfère chez madame Loyal, ce sont ses escarpins à talons aiguilles. Faudrait juste qu'elle apprenne à les porter au moment opportun. Ségolène, si tu cherches un fétichiste, fais-mo signe, on parlera talons ;o)

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Le Cri du peuple

Ca, c'est chouette. Mon ami Pierre-Nicolas, militant au PRG à Toulouse (oui, j'ai UN ami au PRG, il se pourrait même que je m'en découvre d'autres dans les mois à venir), m'a offert le CD qui accompagne le coffret des bandes desinées Le Cri du Peuple (par Tardi sur un scénario de Vautrin). Comme de juste, il s'agit d'un recueil de chansons de la Commune de Päris.

Déjà, j'adorais la BD. Faut dire que Tardi, question trait, il n'est pas manchot. Et puis, merde, le sujet quoi ! La Commune !!!! Maintenant, j'ai la bande son qui va avec. Comme dit Pierre-Nicolas, c'était prioritaire (surtout face à une compilation de punk français -  rires).

Oh, je sais, c'est pas tip top dans l'air du temps, la Commune. Ca fait un peu vieillot. Surtout au PS ;o) Mais il faut s'y pencher, s'y repencher sans cesse.

D'abord, parce que, lorsque l'on prétend faire de la politique, il est préférable de savoir d'où l'on vient. Cela aide toujours à savoir vers où on se dirige. Aucune nostalgie là dedans. C'est la nécessité de connaître ses racines. Un proverbe africian dit fort justement : "un homme sans passé est comme un arbre sans racines", incapable de s'élancer vers le ciel. Le ciel, ce lieu à l'asaut duqeul les communards partaient.

Au demeurant, la Commune de Paris a été un événement politique de telle ampleur que Marx lui a consacré un ouvrage entier. Cela n'est pas rien. Et c'est en mémoire des Communards que les Bolchéviques russes ont attaqué le Palais d'hivr du tsar en chantant La Marseillaise et l'Internationale.

Cela nous éloigne bien du PS, diront certains. Que nenni ! La déclaration de principes du parti déclare "mettre au service de l'idéal révolutionnaire les moyens du réformisme". C'est dire combien nous sommes aussi, mais pas les seuls évidemment, enfants de la Commune.

Cela dit, merci Piere-Nicolas, mon très cher frère ;o)

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12 décembre 2005

Reprise

Allez, on reprend. Une semaine d'interruption, c'est beaucoup. Mais, il est aussi nécessaire de faire des breaks de temps en temps. De tâcher de prendre du recul, même si j'ai continué à militer la semaine passée.

Lorsque l'on fait de la politique par idéal, que l'on n'est pas permanent ou payé pour ne faire que cela, il faut se ressourcer, revenir à l'essentiel. Se questionner en permanence pour savoir si nous sommes dans la bonne voie ou pas. Autant la politique est affaire de convictions - à mon sens tout au moins - autant elle est aussi histoire de doutes. Sauf à tomber dans le dogmatisme. Ce qui n'est, assurément, pas ce dont les citoyens ont besoin aujourd'hui.

Donc, on s'y recolle. Encore et toujours.

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29 novembre 2005

De l'hétérodoxie en politique

L'orthodoxie a toujours le vent en poupe. Dès lors que, au Parti socialiste ou ailleurs, nous défendons un point de vue différent, l'anathème tombe : "diviseur", "gauchiste", "trotskiste"... C'est selon. Qui se souvient de ce mot superbe d'Antoine Saint-Exupéry : "Si tu es différent de moi, frère, loin de me léser, tu m'enrichis" ? Nos différences sont en effet autant de richesses pour qui sait les reconnaître.

La Politique est aventure humaine. Certes, c'est un combat collectif puisque nous nous retrouvons sur des valeurs, des engagements. Mais n'oublions jamais que ce collectif ne résulte jamais que de l'adhésion volontaire d'individus, enrichis de leur passé, de leur caractère, de leur histoire, de leur philosophie aussi.

Croire que l'on pourra fondre toutes ces individualités en une seule, en une pensée unique, est une abbération. Les régimes totalitaires l'ont plus que démontré, là est la vraie hérésie au regard du Genre humain. L'hétérodoxie, le fait de croire différemment, de prendre une voie dissemblable, est inhérent à l'Humain, enfin à l'Humain accompli.

Car ce chemin, nous l'avons choisi forts de nos bagages respectifs et pré-établis. De fait, ces parcours, ces identités individuelles, sont ce qui enrichit le groupe.

L'histoire, et pas seulement politique, nous rappelle que lorsque l'on entend laminer ces différences, c'est là que l'Humanité régresse. Je relisais dernièrement une Histoire de la Croisade des Albigeois. Le massacre des cathares a débouché sur un recul en arrière de plusieurs décades, voire de deux à trois siècles, pour les peuples de ce que l'on appelait alors le Languedoc. Mes amis Cévenols pourraient en dire autant de ce qui a prévalu avec les dragonnades aux 17e siècles.

Amis, quand vous avez peur de l'hétérodoxie, c'est de vous même, de vos penchants, de vos envies, de vos désirs - bref, de tout ce qui constitue le socle d'un engagement politique -, dont vous avez peur.

occitanie

Posté par lalbiges à 19:28 - Réflexions à haute voix - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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