socialiste au 21e siècle

Pourquoi et comment être socialiste aujourd'hui ? L'avis d'un militant socialiste, engagé dans la minorité de gauche, et par ailleurs militant syndical.

18 janvier 2006

Un gouvernement aux ordres !!!

Laurence Parisot a revendiqué les "nombreux succès" dus au "lobbying parlementaire et politique" du Medef, citant notamment "l'aménagement" de l'impôt sur la fortune (ISF) et le maintien des allègements de cotisations sociales dans le budget 2006. Voilà donc qui est clair.

Pour ceux qui en doutaient encore, Laurence Parisot, nouvelle patronne du Medef, signe : c'est à elle que nous devons la politique économique du gouvernement. Elle a beau en demander encore plus, elle peut s'enorgueillir d'une mise à sac généralisée du Code du travail. Le Contrat première embauche, après le Contrat nouvelle embauche, contribue à vider de son sens la notion de CDI.

Personne n'évoque l'efficacité en termes d'emploi de ces nouveaux contrats, car l'emploi n'est pas leur but réel. Le seul objectif du Medef et du gouvernement à ses ordres, dans ce domaine, est bien de faire voler en éclats tous les dispositifs de protection des salariés.

Alors, camarades, je crois bien que, le 2 février, il va falloir être nombreux dans la rue. C'est une première étape, assurément. Elle devra être poursuivie et amplifiée. Affaire à suivre !

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02 décembre 2005

Mais où allons-nous ?

Une amie vient de m'appeler. Quelle horreur. Pas qu'elle m'appelle mais ce qu'elle me dit. Vraiment, parfois, il y a de quoi douter de tout, même de la justesse de la lutte démocratique.

Alors, en gros et sans rentrer dans les détails... Son mari l'a quittée il y a de cela 5-6 ans, la laissant seule avec 3 enfants, pas des plus sages. Mon amie est agent d'entretien dans une mairie. Elle élève désormais seule ses gamins. Le "hic" demeure qu'être maman de 3 garnements, bosser pour une salaire de merde et vivre un minimum, aujourd'hui, cela semble impossible.

Résultat des courses : son mari, vu qu'ils ne sont toujours pas divorcés (lui s'y oppose comme un [je vais mesuré mes mots] macho de base qu'il est), n'accepte pas qu'elle ait mis en route une procédure judiciaire pour obtenir le divorce et faire valoir ses droits ; deuxio, la plus jeune des mômes, il a 14 ans, part en sucette au collège et accumule les conneries (désolé, là, il n'y a pas d'autres mots)... Résultat, l'amie en question risque de se retrouver à la rue et de perdre la garde de ses enfants, lesquels ne seront pas même placés chez leur père mais en foyer ou un autre truc du genre.

C'est quoi la philosophie de cette affaire ? Que, quand on est une mère célibataire, on est forcément coupable ? Qu'on ne peut pas, sensément élever ses enfants correctement ?

Mais merde !!!!! Pour pouvoir les élever correctement, il faut du pognon et du temps. Or, le pognon, ça se gagne pas en restant chez soi que je sache. Du coup, oui, on est moins présent auprès des gosses. Et c'est l'engrenage. Fallait quoi ? Qu'elle reste avec son mari qui lui tapait dessus pour obéir au choix de la société ?

Vraiment, il y a des fois où on a envie de prendre une arme pour tirer dans le tas. Bon, d'accord, ça ne règle rien du tout. Mais là,j maintenant, avec le système actuel, nous faisons comment ? Parce que ce que mon amie vit, il y a plein de femmes qui le vivent tous les jours. Et encore, n'étant pas exhibitionniste, je vous parle de mon amie. Vous ne savez pas combien ce qu'elle endure me concerne aussi personnellement... Mais là n'est pas le sujet.

Enfin, voilà, une raison de plus de militer, de prendre des coups, de donner de son temps pour les autres.

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29 novembre 2005

Bolkenstein n'est jamais mort....

La Directive Bolkestein devrait exclure les services de santé A quelques semaines d'un premier vote décisif au Parlement européen de
Strasbourg (en janvier), les eurodéputés de la commission "marché Intérieur" du Parlement viennent de rendre leur copie. 1 600 amendements au total ont été passés au crible, et quelques changements substantiels ont déjà été enregistrés.

Exception faite pour les agences d’intérim qui devraient rester couvertes par la directive, les eurodéputés ont rallongé la liste des
services déjà exclus du champ de la directive par Bolkestein lui-même (services financiers, transports...). Ainsi l'intégralité des services de santé (privés ou publics) ne devrait pas relever de la future loi européenne. Conséquences : les pharmacies et les maisons de retraites devraient rester des secteurs protégés. La gauche (socialistes, verts, communistes) a en revanche perdu une bataille décisive puisque ses amendements sur l'exclusion de l'ensemble des services d'intérêt général (SIG) n'a pas été adopté.

Cela dit les Etats devraient rester seuls maîtres à bord pour définir si tel ou tel service relève ou pas de l'intérêt général (alors que le projet Bolkestein exigeait que les Etats notifient ces exigences à la Commission européenne). Enfin l'article 2 amendé précise noir sur blanc que la future loi européenne (qui ne devrait pas entrer en vigueur avant 2010) « n’impliquera pas une libéralisation des services d’intérêt économique général ni la privatisation d’entités publiques fournissant de tels services ». Autre avancée notable : la directive ne pourra en aucun cas revendiquer la primauté sur toutes les directives sectorielles déjà existantes. La directive de 1996 sur le détachement temporaire des travailleurs (que Bolkestein voulait débrider) devrait à ce titre rester la pierre angulaire de tout le dispositif.

Quid du fameux principe du pays d'origine ? C'est encore une victoire de la plateforme des Conservateurs et Libéraux du Parlement européen : le principe du pays d'origine (application du droit du pays d’origine dans un autre Etat membre) ne devrait pas disparaître totalement. Mais côté députés français du PPE, on assume : pour Jacques Toubon (membre de la commission parlementaire) « nous avons fait en sorte que tout le contrôle de l’activité du prestataire de services (activités, comportement, qualité, contenu du service…) relève des dispositions nationales de l’Etat membre d’établissement ». Le PPO révisé ne concernerait donc que le  statut de l’entreprise. Le vote en première lecture est prévu le mois prochain.

Après quoi le Conseil (des ministres) devra alors lui aussi se prononcer. Un vote en seconde lecture n'est pas attendu avant l'automne 2006. Quant à l'accord final entre le Conseil et le Parlement européen il pourrait intervenir en  plein coeur de la campagne présidentielle... au printemps 2007.

[ Christophe GARACH ]

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25 novembre 2005

Négociation à l'Unedic

Ah, voici un sujet qui me tient à coeur. Probablement parce que je suis syndicaliste mais aussi parce que j'ai été souvent chômeur et que je risque de l'être à nouveau bientôt. Et puis, nombre de mes amis l'ont été ou le sont. Parlons donc un peu du chômage et du financement de l'indemnisation. Tout d'abord, les dernières infos :

PARIS (AFP) - Les syndicats ont unanimement rejeté mercredi, lors de la deuxième séance de négociation sur l'assurance-chômage, les premières propositions du patronat qui a demandé une baisse importante de la durée d'indemnisation.Lors de cette réunion, qui s'est terminée après quelque cinq heures de discussions et qui a pour la première fois abordé également la question des intermittents du spectacle, le patronat a détaillé ses propositions destinées à apurer les dettes de l'Unedic (près de 14 milliards d'euros fin 2005) en "trois ans".

Pour cela, le Medef propose de revenir à la dégressivité des allocations ou "d'ajuster les filières (d'indemnisation), en se préoccupant particulièrement des chômeurs les plus âgés", a déclaré son négociateur, Denis Gautier-Sauvagnac.

Selon les syndicats, le Medef propose de réduire la durée d'indemnisation de la filière A (chômeurs ayant cotisé 6 mois) de 7 mois actuellement à 6 mois et celle de la filière B (chômeurs ayant cotisé 14 mois), de 23 à 15 mois.

Il souhaite également réformer les deux filières d'indemnisation destinées aux chômeurs de plus de 50 ans mais il est resté vague sur ce point, selon les syndicats.

Le patronat veut aussi accélérer le retour à l'emploi des chômeurs "avec de l'accompagnement personnalisé, de la formation, des contrats de professionnalisation, le développement de la validation des acquis de l'expérience", a déclaré M. Gautier-Sauvagnac.

Voilà donc le patronat qui revient à la charge, dans la dérégulation du marché du travail. En proposant de réduire les périodes d'indemnisation, le Medef entend pousser les chômeurs à accepter n'importe quel emploi au rabais, ne nous y trompons pas. Le rétablissement des comptes de l'Unedic n'est qu'un prétexte pour poursuivre, à marche forcée, la précarisation du marché de l'emploi.

Mais, puisque nous parlons de financement, reprenons donc une approche globale. L'indemnisation des chômeurs s'inscrit dans le cadre général de la protection sociale, au même titre que les retraites ou l'Assurance maladie. Autant de domaines qui souffrent de problèmes endémiques de financement, depuis des années.

Au demeurant, il convient d'éviter le saucissonage, méthode habituellement pratiquée pour traiter ces dossiers épineux. Aujourd'hui, sur chacune des composantes, le financement doit être réalsié dans le strict cadre des critères de convergences européens et du Pacte de stabilité. C'est à dire en se soumettant au dogme de la "baisse des dépenses publiques". Déjà, ce point est plus que contestable. 

Avant tout, il convient aujourd'hui de travailler à une diversification des modes de financement pour palier aux déficits avérés. Une première donnée est à prendre en compte pour que nous parlions bien de la même chose. Constatons en effet que le déficit de la Sécu, entre 1997 et 2002, a quasiment été résorbé. Comment ? Les explictions ne sont pas légion : reprise de la consommation par le soutien aux salaires et à l'emploi. Les deux, alimentés par les lois sur les 35h, ont contribué à la création de 1,4 millions d'emplois. L'évidence s'impose : plus de travailleurs, ce sont plus de cotisants. Ce qui vaut pour la Sécu, valait aussi pour l'Unedic, à quelques nuances près.

Se pose ensuite la question de l'élargissement de l'assiette de cotisation et, notamment, la prise en compte des revenus non liés au travail (plus-value, revenus boursiers...). Cela correspond aussi à la nécessaire réhabilitation de la "valeur travail". Entendons-nous : l'ensemble "Protection sociale" tel que défini plus haut représente, en France, le salaire indirect. Or, l'addition salaire direct-salaire indirect a reculé dans le PIB (ensemble des richesses produites en France en un an) de 10 points en 20 ans, passant de 72 à 62 %.
Toute réforme du financement de la Protection sociale doit donc prendre en compte la nécessité de rééquilibrer cette balance. Faute de quoi, la fracture sociale durera encore longtemps et l'accompagnement ne prendra bientôt plus que des allures d'emplâtre sur une jambe de bois.

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23 novembre 2005

Les périphéries de la France, la République et la reconquête

Montreuil, le 7 novembre 2005

Plus de dix jours d’émeutes, partout en France. Des voitures brûlées par milliers, des établissements publics, des entreprises, prises pour cible. La République en flammes. Mais est-ce bien la République a laquelle on s’en prend ? Et si c’était à l’absence de République que les « gueux » des temps modernes réagissaient ?

Depuis 1981 et les premières flambées de violences aux Minguettes et à Vaulx-en-Velin, les politiques de la Ville successives ont échoué. Au point que les penseurs autorisés parlent aujourd’hui « d’échec du modèle républicain d’intégration ». La belle affaire que voilà. A priori, on serait tenté de leur donner raison à ces fossoyeurs de l’idéal « liberté, égalité, fraternité ».

En effet, quand les émeutiers de 2005 s’en prennent aux gymnases, crèches, écoles, centres sociaux… ils visent les symboles de l’Etat, Etat pris au sens large du terme : de la municipalité aux administrations nationales. Bref, à ce qui représente, sensément, la solidarité collective. Ce faisant, ils dénoncent l’absence de cet Etat au plus près d’eux. Peut-on encore parler de République quand sa présence n’est guère plus assurée, trop souvent, que par la Police nationale de répression et par l’école ? Où sont passés l’ANPE, la Poste, EDF-GDF ? Quels moyens restent-ils aux éducateurs de proximité quand les budgets des mairies – qui sont les dernières collectivités à les employer – sont réduits à peau de chagrin au nom de la sacro-sainte « réduction des déficits publics » ? On pourrait – devrait – aussi parler de l’enclavement des quartiers dits « sensibles ». A Marseille, le métro ne circule plus entre le centre et les périphéries, à partir de 21h. C’est la ghettoïsation de facto qui s’installe, quand la liberté de mouvements est remise en cause.

Dans ce contexte, les associations apparaissent débordées, devant assumer la solidarité, l’éducation, la prévention, avec des moyens en baisse constante. Combien d’entre-elles ont dû supprimer des actions faute de subventions à la hauteur des enjeux ? Combien de programmes associatifs ont disparu depuis que les gouvernements Chirac successifs ont supprimé les emplois-jeunes ? Combien de bénévoles se retrouvent désemparés quand les subsides des collectivités, de l’Etat et même de l’Europe sont désormais distribués dans le cadre « d’appels à projet » et non plus pour assurer le fonctionnement au quotidien ?

La France « black blanc beur » est devenue un leurre pour journaux télévisés. La vraie France tricolore est celle de l’apartheid social. A Sevran, à Hautepierre (Strasbourg), dans les quartiers Nord de Marseille, au Mirail à Toulouse, blacks, blancs et beurs vivent la même absence de débouchés, la même violence sociale, le même désespoir. Et les feux qui marquent ces mêmes territoires en sont l’expression médiatique, quand tout a été dit et redit, des centaines de fois. Avec pour seules réponses qu’un ministre se fixe comme objectif de passer ces quartiers au « kärscher » pour en éliminer « la racaille ».

Aujourd’hui, dans cette crise économique, sociale et morale qui traverse notre pays, c’est bien le manque de service public, le manque de République, qui est en cause. La reconquête des banlieues est un objectif en soi pour la gauche dans ce pays, mais aussi pour tous les républicains. Certes, il faut condamner la violence ; certes, il faut renouer le dialogue ; certes, il faut en finir avec les communautarismes divers qui gangrènent les périphéries (géographiques, sociales, culturelles…) de l’hexagone.

Mais il faut aussi et surtout remettre au cœur de l’action le service public de proximité. Le service public de l’Emploi ne peut être dévolu aux seules missions locales, c’est l’ANPE renforcée qui est nécessaire. Avec aussi la présence de l’Assedic. Mais si le gouvernement à venir ne change pas de pied par rapport aux Zones franches urbaines, ce renforcement du service public de l’emploi ne servira pas à grand chose. Il faut donc conditionner aussi les exonérations de cotisations sociales aux entreprises à l’embauche effective de jeunes issus des quartiers dans lesquels elles s’installent.

Le service public de l’Education ne peut plus être assuré par l’école maternelle et primaire, plus rarement par le collège et, épisodiquement, par le lycée professionnel, avec le soutien d’associations de bonne volonté. Les Zones d’éducation prioritaires doivent recouvrer tout leur sens, avec des moyens financiers à la hauteur, avec vraiment 20 élèves par classes et les outils de pointe nécessaires. Le renforcement des équipes péri-éducatives se pose aussi comme un besoin bien réel. Le redécoupage de la carte scolaire s’impose aussi, à l’évidence ; mais il ne sera pas suffisant pour arriver à l’objectif de mixité social tant que les moyens d’une éducation de qualité pour tous ne seront pas mis en œuvre.

Il faut aussi réimplanter les services publics tels EDF, GDF, La Poste, France Télécom au cœur de ces concentrations humaines. Cela implique, de fait, la relance de politiques d’embauches dans ces entreprises afin de faire fonctionner ces nouvelles antennes de proximité, qui répondent aux besoins des populations. Ces recrutements à venir permettront, en outre, à des jeunes issus des quartiers d’avoir accès à l’emploi, grâce aux concours. La même démarche doit valoir aussi pour le service public local : crèches municipales, antennes de quartier, centres communaux d’action sociale…

Mais cela ne doit pas nous exonérer de réfléchir sur l’urbanisme de ces quartiers, sur les concentrations inhumaines de logements devenus inadaptés – 25 000 habitants pour le seul quartier de La Paillade à Montpellier - et ayant perdu leur vocation initiale de sas vers l’accession à la propriété. Il convient de reprendre de vastes programmes de réhabilitations alliant les aspects d’habitat, de services de proximité, de transports en commun.

Les transports sont souvent oubliés dans la réflexion concernant les quartiers périphériques. Pourtant, ils ont un rôle majeur à jouer, tant ils sont les moyens indispensables de la mobilité, dont chacun mesure qu’elle est une condition sine qua non dans l’accès à l’emploi. Or, les banlieues sont les lieux de vie les moins bien irrigués par le service public de transport : lignes restreintes, horaires inadaptés, coût pour l’usager encore trop élevé…

Enfin, c’est aussi toute la politique de prévention qu’il convient de repenser. Dans ce cadre, oui, la Police de proximité est une nécessité. Et l’îlotage n’est pas une dépense inutile, c’est un investissement pour renouer le dialogue entre des populations défavorisées et les forces de l’ordre. Ce qui ne doit pas exclure, au contraire, l’embauche d’éducateurs de rue, de médiateurs, bref de tous les maillons de la chaîne de prévention.

Certes, cela coûte cher, et coûtera cher. Mais combien ces investissements vont-ils générer d’emplois nouveaux dans le secteur privé comme dans le secteur public ? Et qui dit emplois nouveaux dit aussi nouvelles rentrées fiscales. Un salarié, même fonctionnaire, paie assurément plus d’impôts qu’un chômeur. Et cela contribuera aussi à lutter contre les déficits publics, mais pas par des économies de bouts de chandelle : grâce à de nouvelles recettes.

En bref, ce n’est pas de plus de Politique de la Ville dont manquent nos périphéries aujourd’hui mais bien de remettre la politique dans la ville.

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01 novembre 2005

Etat des lieux d'un régime en crise

78 % des Français pensent que les élus ignorent leurs problèmes.

Par ailleurs, 62 % des Français pensent que les élus sont coupés de la vraie vie des Français. Ce n’est pas en parlant de la Star Ac’ ou de l’amour des carottes rapées que cela changera.

59 % des Français pensent que les élus ont une vision trop électoraliste de leurs dossiers, ce qu’induit la nécessité, faute de statut de l’élu, de se faire réeelire.

C’est d’ailleurs confirmé par le fait que 83 % des Français pensent que les élus se préoccupent surtout de leur carrière.

De fait, 39 % des Français n’ont plutôt pas confiance dans leurs élus et 37 % n’ont pas confiance du tout.

Par ailleurs, 89 % des Français souhaitent plus de femmes au Parlement et 84 % demandent plus de jeunes.

C’est donc tout à la fois une crise de la représentation politique qui est stigmatisée par les Français. Mais aussi une crise du système, car ces dysfonctionnements sont produits par une Constitution archaïque, monarchisante et inadaptée à la société d’aujourd’hui.

Nul de sérieux ne peut voir là le fruit d’une seule « crise de l’efficacité politique », comme le prétend François Hollande et ses amis.

C’est pourquoi il faut désormais changer de braquet et passer à la 6e République.

* Sondage de l’institut CSA pour Le Parisien.

Posté par lalbiges à 13:06 - Enjeux de société - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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