31 octobre 2005
Le 4 octobre appelait un sursaut de la gauche
Plus d’un million de salariés, chômeurs et retraités dans la rue, le 4 octobre. C’est assez rare à l’occasion d’une rentrée sociale pour être relevé. Un Parti socialiste qui appelle à manifester mais ne va pas dans la rue. Comme le titre un grand quotidien français : « L'angoisse du dirigeant socialiste au moment de défiler ». Les rodomontades de Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée ne suffiront pas à renouer le lien entre le mouvement social et le Parti socialiste. Le 4 octobre l’a cruellement rappelé.
Ce jour là, l’ensemble des organisations syndicales a défilé pour réclamer : la relance du pouvoir d’achat, une politique active de lutte contre le chômage et le sous-emploi (travail intérimaire, temps partiel imposé…), l’arrêt de la casse systématique du Code du travail et la relance des services publics…
Les militants se reconnaissant dans la motion Un Nouveau Parti socialiste – Pour une alternative socialiste n’ont pas attendu le 4 octobre pour proposer des réflexions qui permettraient de renouer le lien entre le monde du travail et son parti historique. Ainsi, nous proposons la relance de la croissance par la hausse du pouvoir d’achat, notamment la revalorisation du Smic. Il s’agit ensuite de réorienter les profits vers l’investissement et l’emploi. La lutte contre la précarité, en restaurant le Droit du travail et la protection collective constitue une autre priorité.
En clair, c’est la refonte d’une démocratie sociale que nous proposons de mettre à l’ordre du jour. C’est cela bâtir l’alternative socialiste, et en finir avec l’alternance politique dont le peuple souffre depuis 20 ans.






